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2 conditions doivent être satisfaites pour garantir la démocratie
Le concept de démocratie est ancien. La définition en a été donnée en Grèce il y a des millénaires.
Toutes les redéfinitions, des variantes de sens, qui ont depuis été attachées au mot « démocratie » ne sont donc que des falsifications.
La démocratie technocratique, la démocratie des élites, la démocratie des oligarques, la démocratie parlementaire, la démocratie participative, la démocratie représentative sont des tentatives de masquer les diverses formes de l’oligarchie sous des dénominations « démocratie quelque chose ».
Lorsqu’on n’est pas d’accord avec la véritable définition de la
démocratie, on peut toujours citer tel personnage politique qui aurait
donné une autre définition de ce qu’est la démocratie,
mais ce n’est
que sa définition de la démocratie, une définition fausse, fabriquée
pour correspondre au système politique qu’il souhaitait voir mis en
place.
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Rappelons la définition de la démocratie, définition qui est sans doute connue de presque tous les lecteurs. Cette définition fait partie de l’héritage culturel des Européens.
La 1ère mention écrite connue, une définition courte de ce qu’est la démocratie, a été donnée par l’historien Thucydide (470 à 395 avant JC), même si d’autres mentions de la démocratie existent antérieures à Thucydide (notamment Hérodote).
La définition qui répond exactement et entièrement à la question « qu’est-ce que la démocratie ? » a été donnée par Aristote (384 à 322 avant JC).
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Définition de la démocratie par Aristote (dans La Politique) :
« Le principe de base de la constitution démocratique, c’est la liberté
(c’est, en effet, ce qu’on a coutume de dire parce que c’est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage ; c’est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie).
Et l’une des formes de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant.
En effet, le juste, selon la conception démocratique, c’est que chacun ait une part égale numériquement, et non selon son mérite,
et avec une telle conception du juste, il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable [...]
De sorte que dans les démocraties, il se trouve
que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ;
ils sont en effet plus nombreux, et c’est l’opinion de la majorité qui est souveraine. [...] »
Voici donc ce que disait cet Athénien il y a plus de 2000 ans, bien avant la Révolution française, laquelle quoi qu’on en dise n’a pas mis en place la démocratie véritable.
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Exprimées en termes modernes, les 2 conditions de la démocratie véritable sont :
Il est certain qu’aucune des 2 conditions n’est respectée ni en France ni dans l’Union européenne. (...)
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